Culture et loisirs (Jura-Bernois)

Expo Digger, Tavannes

Active depuis 1998 dans le domaine de la construction de machines de déminage humanitaire, la Fondation Digger s’est dès sa création employée à communiquer des informations sur la problématique des mines antipersonnel. C’est dans le but d’améliorer la qualité de cette sensibilisation qu’une exposition permanente a été créée sur le site même où les machines sont développées et assemblées.

Un musée ? Non pas le musée poussiéreux tourné vers le passé… mais un espace dynamique, éducatif et interactif dans lequel le visiteur pourra s’immerger et ressentir la menace des mines. Il pourra se déplacer dans une contrée à peine sortie d’une guerre pour ensuite rejoindre un camp de base de démineurs. Il pourra également s’acquitter de quelques missions, s’il les accepte, comme acheminer de l’aide alimentaire à un village isolé, ou encore participer aux travaux de déminage manuel. D’autres activités sont proposées : projection d’un film sur l’histoire des débuts de la Fondation Digger, petite démonstration de fonctionnement d’une véritable machine de déminage, partage du verre de l’amitié dans la « cantine des démineurs » et si souhaité, dégustation de produits du terroir…

Les informations écrites sont en français, allemand et anglais. Les visites peuvent se faire en français, allemand et anglais. http://www.digger.ch/

 

Fromagerie Spielhofer, Saint-Imier

La fromagerie a été reprise en 1982 par Josef Spielhofer et est aujourd’hui encore gérée par lui avec l’aide de sa femme, de ses trois enfants ainsi que d’environ 15 employés. La fromagerie se trouve à Saint-Imier, dans la magnifique région du Jura-Bernois, où elle produit environ 16 sortes de fromages différents ainsi que du beurre de montagne. L’affinage se fait directement dans les caves à Saint-Imier. Les fromages sont soignés tous les jours jusqu’à ce qu’ils obtiennent une maturation parfaite et un goût savoureux.

Nous vous invitons à venir visiter la fromagerie de démonstration, dans laquelle vous aurez l’occasion de découvrir l’art de la fabrication d’un fromage du lait jusqu’à la vente en magasin. Plusieurs formules au choix:

  • Visite de l'exposition interactive sur la Tête de Moine et vue sur la production
  • Visite de l'exposition interactive + dégustation de fromages + verre de vin ou eau minérale
  • Visite guidée de la fromagerie et des caves + dégustation de fromages + verre de vin ou eau minérale (à partir de 10 personnes)

Pour les particuliers, ouvert du lundi au vendredi de 8h à 12h et de 13h30 à 17h, le samedi de 8h à 16h ; pour les groupes, sur réservation. http://www.fromagesspielhofer.ch/

 

Le Martinet de Corcelles

Corcelles a toujours été un village à vocation agricole. Pourtant son histoire est aussi fortement liée à celle du fer. Sa situation géographique tout d’abord : Corcelles est placé sur ce que l’historien Quiquerez appelle « la route du fer », qui reliait Erschwil à Crémines. Un second élément est l’importance et le nombre des « crassiers » que l’on rencontre un peu partout dans la région. Ils laissent apparaître des scories pesant de quelques grammes à plusieurs kilos. Des forges existaient probablement dès l’époque celtique entre Crémines et Elay.

Dans ce contexte il est logique d’inscrire le dernier maillon, celui de la transformation du fer en outils utilisables par les paysans et les bûcherons de la région. Ce travail se faisait dans la taillanderie. Tout laisse supposer que le bâtiment qui abrite le martinet fut d’abord un moulin à grains et qu’il devint taillanderie en 1791. L’installation était mue par l’eau de la Gabiatte et l’unique roue hydraulique actionnait alors trois marteaux. Ce n’est qu’au début du siècle que l’on adjoint au mécanisme une deuxième roue. Elle actionnait une grande meule, un tour, une perceuse, un soufflet, ainsi qu’un battoir.

La bienfacture du travail exécuté par le martinatier lui valut rapidement une nombreuse clientèle de paysans et d’artisans. Les haches, cisailles, crocs à gentiane, lombards, pioches et même piolets, sortaient en grand nombre de la petite entreprise familiale. La fabrication d’ustensiles agricoles, le cerclage des roues de chars et la confection de barrières se poursuivirent jusque dans les années 1950.

Le Martinet de Corcelles est ouvert de fin mars à fin octobre et accessible aux groupes à partir de 10 personnes.

 

Tour de Moron

La tour de Moron est située au lieu dit Prés de la Croche, sur le territoire communal de Malleray. La hauteur totale de la Tour hors sol est de 29,97 m. L'altitude à sa base est de 1328,2 m ; 1354,1 m à la plate-forme panoramique, dont la vue s'étend des Vosges aux Alpes. Des panneaux didactiques traitant de la géologie, de la paléontologie, de la faune et de la flore régionales, du travail de la pierre, de la protection, de l'environnement et des produits du terroir sont implantés dans les environs immédiats. La construction de la Tour a nécessité 350 tonnes de pierre calcaire ; 130 m3 de béton pour le noyau ; 100 tonnes d'acier d'armature et 20 tonnes de charpente métallique. Pour accéder au sommet, le visiteur devra escalader 191 marches en pierre et 18 marches métalliques.

Le maître d'ouvrage est la Fondation Tour de Moron ; la direction locale des travaux a été assurée par la commission de surveillance de la Halle des maçons de Moutier. 700 apprentis et leurs maîtres de pratique se sont succédés de 2000 à 2004 sur le chantier de la Tour. 65'000 heures de travail ont été nécessaires pour mener à terme la construction. La tour de Moron a été honorée du prix de la sécurité de la SUVA en 2003 et du prix de l'Assemblée interjurassienne en 2004.